terrain vague | presse


Réactions de la presse du 29 novembre 2014

Le Quotidien Jurassien Lien sur l'article -> Ici

Réactions de la presse du 10 avril 2014

LE COURRIER - Mathieu Loewer Lien sur l'article -> Ici

Réactions de la presse du 4 avril 2014

VIGOUSSE - Bertrand Lesarmes Lien sur l'article -> Ici

Réactions de la presse du 5 avril 2014

LE COURRIER - Mathieu Loewer Lien sur l'article -> Ici

Réactions de la presse du 2 avril 2014

"Une vraie réussite " LE TEMPS - Norbert Creutz Lien sur l'article -> Ici

"Immersion fortement conseillée" TRIBUNE DE GENEVE - Pascal Gavillet Lien sur l'article -> Ici


Réactions de spectateurs Mise à jour le 05.03.2015

"C'est un vraie splendeur. L'impression de changer d'échelle: la flaque devient l'océan... Ces ciels qui moutonnent, Ce sureau tout nu où passe un avion, Cet arbre à palabres Ces bennes au clair de lune et ces couchers de soleil hallucinants... Et puis, tout en suivant les aventures hautes en couleurs du pissenlit, du coquelicot, du géranium Robert, de la stramoine aux allures de crucifix sixties, de "belles de nuit" en "cabarets des oiseaux", en passant par la bardane, le solidago, la moutarde, la carotte et le trèfle et le "casse-lunettes" et tant et tant d'autres, j'ai été non seulement rassuré sur la bio-diversité de notre flore rudérale mais aussi ébloui par l'immensité de tout ce qu'on ne voit pas, quand on va son chemin sans s'arrêter... Et puis surtout je n'ai pas pu m'empêcher de me rappeler cet enseignement d'un fameux rabbin du premier siècle après Lui-Même, qui, pour illustrer ses propos, alors qu'il exhortait ses disciples à ne pas se soucier du lendemain, les encourageait à herboriser : Observez les lis martagon ! Ils poussent sans se fatiguer à tisser des vêtements. Pourtant, je vous l'assure, le roi Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a jamais été aussi bien vêtu que l'un d'eux ! Si Dieu habille avec tant d'élégance la petite plante des champs qui est là aujourd'hui et qui demain sera jetée au feu, à plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas vous-mêmes ? Ah, votre foi est encore bien petite ! Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas : « Que mangerons-nous ? » ou : « Que boirons-nous ? Avec quoi nous habillerons-nous ? » Votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin. Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. Ainsi, la prochaine fois que je m'inquiéterai du lendemain, je repenserai au plantain lancéolé, avec ses petits poils follets rigolant dans la brise, et je n'aurai qu'à remettre le dvd dans mon lecteur pour vérifier que c'est bien vrai : Pour peu qu'on s'approche et qu'on l'observe , la plus "banale" des fleurs de friche sera toujours mieux sapée que le mieux sapé des rois Salomon ..." Frédéric Lugon

"Les friches sont nos banlieues végétales – zones de non-droit où règne le droit de la Nature, loin des beaux quartiers que sont les parcs, les prairies, les rives onduleuses des lacs et des rivières restituées à la Beauté prioritaire. Les pensionnaires des jardineries, les empotées bourgeoises, cachent des rejetons inavouables où que les vents les dispersent et vont frayer avec les populaires. Là, on pousse sans taille ni engrais, en terre retournée et mise à nu. Entre-elles, les réprouvées, les nomades, les plantes de basse-fosse, cultivent silencieusement une sombre ironie de déclassées. Aussi le Terrain vague de Philippe Grand prend-il des allures d’un Pasolini des talus, où l’attirance pour la marge sociale se serait reportée sur la végétation rudérale, parce que là se manifestent chez nous avec une intensité sourde des forces originelles que n’aurait pas érodées la civilisation des propriétaires de pelouses. (J’exagère un peu, car le chapitre inaugural de janvier, où les formes surgissent des traits d’encre, n’est certes pas le tout du film.) Vu sous un regard qui est plus celui d’un ethnographe, dirait-on, que celui d’un botaniste, c’est le « petit- peuple-des-plantes » qui se révèle à nous, avec ses tribus cohabitantes, leurs mœurs, leurs vies quotidiennes et presque… leurs mythes (ciels et musique font beaucoup dans le sentiment planétaire que procure le film). Qu’est-ce que c’est que d’être cardère ou onagre ? A quoi riment ces vies ? Et que comprennent-elles, ces plantes, de l’agitation perpétuelle et pendulaire des hommes qui les survolent ou s’affairent autour d’elles ? Qu’en comprenons-nous nous-mêmes ? Fixes, elles endurent le monde changeant (les saisons, les vents, la neige). Qu’en dire de plus ? En dansant dans le vent, les cardères gelées font clignoter les lumières lointaines de la ville. Aussi ce néoréalisme botanique se contemple comme musical et émotif, plutôt que comme une supposée épopée du vivant, malgré l’unité de lieu, d’action et de temps. Il est vrai que les conteneurs qui gisent dans la friche, comme des symboles de la globalisation échouée, à laquelle d’ailleurs beaucoup des « invasives » doivent leur présence, font irrésistiblement penser au monolithe de 2001 l’Odyssée de l’espace, suggèrant une autre fable possible, plus grimaçante et défaitiste, de la destinée universelle (le terrain vague est un terminus qui aurait remplacé l’univers infini dans lequel l’homme se projetait). Bien qu’empruntant son découpage au plus classique du film naturaliste - la succession des mois de l’année -, Terrain vague ne vise ni la curiosité naturelle, ni l’exception, ni véritablement la beauté éclatante. Pas même l’explication, car il n’a rien de proprement « descriptif » (sauf peut-être, par jeu, les épisodes de la floraison nocturne de l’onagre et celui du lâcher d’oiseaux, les seuls qui bénéficient d’un intertitre). Il traite une matière de temps, dans son impondérable lumière tremblée, un peu zen. Le terrain est rendu comme un espace graphique et bidimensionnel, non hiérarchisé. Que tireront dès lors les botanistes d’un tel film qui a aussi été fait un peu « contre » eux (Philippe Grand dit se méfier de la volonté de déterminer les espèces qui, croit-il, empêche de réellement les voir) ? Sans doute pas grand-chose, s’ils s’attachent à leur spécialité et n’acceptent le temps du film d’opter pour ce regard à hauteur d’homme, avec sa part méditative d’imaginaire et de rêveries, à laquelle le formalisme délibéré et le refus des « effets » donnent paradoxalement un si puissant tremplin."
Bernard Schaetti

"Déjà, le premier plan sur chardons dans le vent sur ciel gris est magnifique (je voulais dire "magnifique", mais le lapsus est encore mieux, je trouve). J'ai aimé ce choix de nous montrer une nature toujours en mouvement, fébrile parfois, impassible aussi dans les tourbillons du vent. Toujours bougeant. Cela nous fait quitter tout à fait les risques des plans "calendrier" sur nature splendide et immobile. Et la bande son est formidable, tant en son direct (?), qu'en musique. Elle complète très bien l'image en relançant le propos, ou en lui donnant un autre sens. J'ai aussi aimé le plan de l'arbre, qui revient à plusieurs reprises comme un refrain dans une chanson. Bref, ce fut un moment d'attention, de méditation et de plaisir." Françoise CORNAZ MILLIARD

"Ce film m’a plongé dans un monde que je ne soupçonnais pas. La caméra s’est invitée chez ce peuple vivant et nous l’avons suivie. Sans aucun doute c’est une histoire d’amour entre le réalisateur et ce terrain vague. Une chose est certaine, je ne regarderai plus les terrains vagues comme avant (d’ailleurs, j’ai déjà commencé à les regarder différemment…)." Augusto COSATTI

" Ce que j'ai trouvé très fort dans votre approche, c'est votre intérêt pour ce qui est singulier, unique.Votre capacité de vous ARRETER, devant une fleur, un buisson, une flaque, un ciel. Pour vous ils ne sont pas simplement un exemplaire de plus de la catégorie fleur, buisson, etc, cette façon bien occidentale de réduire la réalité à des généralités. Et qui mène à un regard "neutre", quasi indifférent, "objectif", une façon de regarder la nature comme un objet. On connaît la suite : d'un objet on se demande quel parti on peut en tirer, comment l'exploiter. Attitude qui détruit au lieu d'aimer. Non : il s'agit de cette fleur, de ce buisson, à ce moment précis, qui n'a encore jamais existé et n'existera plus jamais. Cela montre aussi votre façon de vivre : il n'y a que des moments singuliers, uniques, et la vie se conjugue au présent. Il n'y a que le présent. Les projets ont leur importance, l'héritage du passé aussi, mais ils n'existent que pour et par le présent. Merci !" Nicolas WIRZ

"Cher ami, Je viens de voir ton film intitulé " Terrain vague". Je l'ai trouvé, ainsi que ma femme qui a la main très verte, absolument merveilleux. Mettre une telle attention à ce qui nous passe tous les jours sous les yeux sans que nous y prêtions la moindre qualité est une idée formidable. Il y a plus : tout ceci est tourné avec un talent exceptionnel (panos, vitesse, noirs, montage). Je te félicite. Comme je l'ai écrit dans mon petit bouquin, la beauté est ce qui résiste toujours. Et surtout aujourd'hui, au milieu d'un monde en décomposition. Encore bravo et bien amicalement." Alain Tanner

" Emouvant et superbement méditatif. Les acteurs du " Terrain vague" dansent dans le vent, jouent avec le ciel, vont à la parade dans des explosions de couleurs. Mieux, Philippe Grand les filme mais ce sont eux qui inversent les rôles et entrent dans un étonnant jeu de séduction. Pour nous narrer une histoire éternelle. Où il est question de naissance, de vie, de mort. Mais aussi de résurrection. Vous ne verrez jamais plus le moindre terrain vague de la même manière. Un film documentaire essentiel." Jean-Philippe Rapp

" Je suis sorti de la salle avec l'impression que j'avais revisité l'univers." Riccardo Willig

" Magnifique, captivant et plein de micro belles petites histoires. " Philippe Clerc

" Je l'ai regardé par petits morceaux tant l'intensité et les surprises sont puissantes ! " Luc Marelli

" La sobriété de l'accompagnement sonore permet au vent et autres gazouillis de s'exprimer et surtout j'ai ressenti dans ce choix musical une sorte de percussion accompagnant les battements du temps." Marie-Jeanne Delasoie

"Un film tout à fait original, qui va vous conduire vers l'étrange, l'étonnant, l'envers, l'en dehors de notre condition de citoyen pressé et suroccupé, au cœur d'une immobilité presque sacrée... : le silence d'un terrain vague, dans la banlieue genevoise ! Vous ne sortirez pas indemne de ce visionnement, vous ne serez plus les mêmes, vous serez comme un arbre, comme une fleur ... dans le silence de la nuit, vous serez "vous-même" !" Alain Simonin

"Ce film, c'est comme si quelqu'un m'avait prise dans ses bras." Stephanie Willi

"Notre promptitude a tout vouloir contrôler et notre impatience nous dicteraient de ne pas regarder le film de Philippe Grand. ce serait une erreur, si l'on se dit un tant soit peu respectueux de la Nature. Alors, on s'accroche parce que c'est long et là, on y voit un vrai acte d'amour militant, dans cet succession de plans fixes choisis. C'est un vrai, un grand film que nous offre Philippe Grand, un hommage à la poésie, à la lenteur et à la force de la Nature. Merci d'avoir vu là où à priori, il n'y avait rien à voir." Jean-Eric Fabre

"Je trouve que ce qui fait sa particularité est votre regard sur ce bout de terrain qui, à priori, n'a rien de particulier, vu qu'il se situe dans un environnement peu propice à la rêverie.(bennes,camions, avions, motos...). Au fur et à mesure du tournage, vous en révélez toute la beauté et j'ai été particulièrement touchée par les correspondances entre le ciel et la terre, comme si la terre se transformait parfois en reflet du ciel. "
Véronique Reverchon

"Film EXTRAORDINAIRE" Noemi Lapzeson



Revue La Salamandre no 209 avril mai 2012

Le bimensuel LA SALAMANDRE présente dans ce numéro un dossier PORTRAITS DE FRICHE .
En page 14 et 15, un article intitulé "Cinéaste malherbologue" présente le film TERRAIN VAGUE.
En page 35, Salamandre films présente un film de Jean Reusser UN HOMME DANS LA FRICHE, "portrait intimiste d'un explorateur de l'infiniment proche"
"Un homme dans la friche" décrit la démarche et l'approche originale adoptées par le cinéaste Philippe Grand lors du tournage de son film Terrain Vague..."